Archives de catégorie : Déclaration

CTMEN du 8 juin 2022. Déclaration liminaire de la FSU.

Pour ce premier comité technique ministériel de l’Éducation nationale depuis la prise de fonctions du nouveau ministre, la FSU ne peut que regretter son absence pour cette réunion.
C’est dommage ! Vraiment ! Et ce d’autant plus que beaucoup d’observateurs de la vie de l’Education nationale ont commenté sa nomination comme un signal politique envers les personnels pour, au moins symboliquement, « tourner la page » du personnage Blanquer, tant celui-ci était largement conspué par les personnels. Ceux-ci même qui, tous les jours, font vivre le service public d’éducation, qui en dispensant l’acte éducatif, qui en orientant, qui en accompagnant en santé ou socialement les élèves, ou encore en encadrant, en administrant, en soutenant techniquement ou pédagogiquement ou en gérant le système éducatif, dans les académies, les écoles, les collèges, les lycées…
Toutes les politiques publiques menées lors de ce quinquennat n’ont été pensées que par le biais d’économies de moyens et sans aucune considération ni pour les élèves, ni pour les personnels, leurs métiers et leurs expressions. Bref, au total, s’il fallait résumer par quelques mots-clés le quinquennat passé pour l’éducation nationale, viendraient à
l’esprit d’une grande majorité de collègues de tous les métiers ceux de « désorganisation », «mépris », « saccage », « fiasco », « chaos » même…

Lire la déclaration complète au CTMEN du 08/06/2022 ici.

déclaration du SNUEP-FSU versailles à la CAPA congés de formation du 19/04/2022

Pour commencer, le SNUEP-FSU dénonce la fin du partarisme voulue par notre employeur qui laisse les fonctionnaires seuls face à lui. Bien loin des fantasmes, le paritarisme n’est ni un instrument de cogestion ni un outil de contrôle sur l’administration mais un espace de dialogue qui avait permis d’améliorer le service et de diminuer les tensions. La dégradation des relations humaines qui découlent de cette décision s’ajoute à la maltraitance subie par les personnels.

  Pour mesurer l’état d’esprit des PLP, le SNUEP-FSU a chargé Harris interactive de mener une enquête en donnant la parole aux professeurs de lycée professionnel (PLP) pour qu’ils évaluent le quinquennat Macron-Blanquer sur la voie professionnelle. Cette enquête révèle que pour 79 % des PLP, la réforme ne permet pas d’atteindre les objectifs de formation. Ils la rejettent cette réforme à 71 % et, considèrent à 66 % que les dispositifs génèrent une perte de sens du métier. Si à peine la moitié des PLP apprécient la co-intervention, un quart seulement sont satisfaits du chef-d’œuvre et des familles de métiers. Les trois-quarts des PLP dénoncent la perte d’heures allouées ainsi que la qualité des programmes et des référentiels, avec pour conséquence d’entraver la réussite des élèves. Neuf PLP sur dix (90%)  considèrent que sa rémunération n’a pas augmenté ces cinq dernières années. E. Macron et J-M Blanquer n’ont pas amélioré le pouvoir d’achat des PLP qui, pour trois quarts d’entre eux, ne sont pas satisfaits de leur rémunération. Politique menée, propos et salaires insuffisants ont pour conséquences que 82 % des PLP ne sont pas satisfaits de la reconnaissance que leur accorde l’Éducation nationale.

Lire la déclaration complète du SNUEP-FSU versailles lors de la CAPA du 19/04/2022 ici.

Déclaration de la FSU au CSE du 7/04/2022

A la veille du premier tour de l’élection présidentielle, la FSU réaffirme que la politique menée par Emmanuel Macron a nourri la progression des idées d’extrême droite. Cette politique empreinte de démantèlement des outils de la démocratie sociale, de démantèlement des services publics, d’une gestion catastrophique de la crise sanitaire, d’atteintes aux libertés individuelles et collectives, d’une gestion très restrictive d’accueil des migrant-es, d’une baisse de la fiscalité au profit des plus riches et des entreprises, d’une répression de la contestation sociale, d’une aggravation des inégalités et d’un  développement de la précarité et de la pauvreté a nourri la désespérance d’une partie toujours plus importante de la population et risque d’alimenter l’abstention dès le premier tour de l’élection présidentielle.

Dans ce contexte, la FSU appelle l’ensemble des électrices et électeurs à aller voter massivement le 10 avril 2022. Nous avons besoin que les idées et revendications du monde du travail que nous représentons se fassent entendre aussi dans les urnes. Pour cela, la FSU appelle à voter pour les candidat-es dont le programme permettra un réinvestissement dans les Services Publics, le retour à une retraite à 60 ans à taux plein, une égalité femmes-hommes dont l’égalité salariale, une politique d’accueil de tou-tes les réfugié-es et un changement de politique économique et sociale pour faire face à l’urgence climatique.

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CTMEN du 16 mars 2022 – Déclaration liminaire de la FSU

Ce CTMEN se tient alors que, depuis trois semaines, les forces armées de Russie ont envahi l’Ukraine et plonge ce pays dans la guerre et le chaos. Des femmes, des hommes, des enfants meurent dans des combats armés, sous les bombardements et prennent la route de l’exil.

La FSU condamne cette invasion. Elle affirme sa solidarité avec le peuple ukrainien ainsi qu’avec les citoyennes et citoyens russes qui expriment leur opposition à la guerre. La FSU défend la paix et milite pour une solution dans le cadre multilatéral de l’ONU, qui passe par un retrait immédiat des troupes russes du sol ukrainien et le retour à la diplomatie. La FSU revendique une politique d’accueil de toutes et tous les réfugié-es, loin de toutes les considérations nauséabondes et des politiques menées qui laissent entendre qu’il faudrait choisir, parmi les personnes qui fuient des pays en guerre, celles d’entre elles et eux qui mériteraient davantage que d’autres d’être accueillies dignement.

À l’horreur de la guerre, s’ajouterait donc celle du racisme ! C’est inacceptable !

Lire la déclaration complète au CTMEN du 16 mars 2022.

Amplifier le mouvement de condamnation de la guerre, accroître la solidarité avec le peuple ukrainien et les acteurs de paix en Russie.

Le Collectif national des Marches pour la Paix se félicite :
– de la multiplication des rassemblements et manifestations contre la guerre en Ukraine, contre les bombardements, pour un cessez-le-feu immédiat, pour le retrait des troupes russes,
– de l’adoption en session extraordinaire d’urgence de l’ONU le 2 mars d’une résolution contre la guerre
menée par la Russie en Ukraine par 141 voix pour, 5 contre et 35 abstentions.

Lire la déclaration complète du collectif national des marches pour la paix.

Déclaration FSU CHSCTMEN du 14032022


Ce CHSCTMEN est à nouveau réuni après les annonces du gouvernement dans lesmédias et après la publication d’une nouvelle version du protocole.
Le ministère a choisi d’organiser deux catégories de réunions sanitaires avec les organisations syndicales représentatives hors du cadre du CHSCT. Ces réunions peuvent avoir leurs justifications et leur intérêt, mais comme la FSU le rappelle régulièrement, elles ne peuvent se substituer à la consultation réglementaire des CHSCT, à tous les niveaux.
Le protocole a donc été allégé, en lien avec les modifications des règles en population générale, en lien avec la levée d’une grande partie des contraintes.
Le ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports a fait le choix depuis les premiers temps de la crise de s’en remettre à l’expertise des scientifiques et aux décisions du ministère de la santé. Pourtant, c’est bien l’employeur qui reste responsable de la santé au travail de ses agent-es et qui doit prendre toutes les mesures nécessaires pour les protéger.

Lire la déclaration FSU au CHSCTMEN du 14/03 complète ici.

CAPA Rendez-vous de carrière du 02/02/2022 – déclaration du SNUEP-FSU Versailles

Nous nous devons de commencer par évoquer l’état d’esprit de nos collègues car c’est notre responsabilité de représentants des personnels ; ceux-ci sont à bout, épuisés par cinq ans de mépris, de mensonges et de souffrance. L’appel à la grève du 13 janvier dernier, quasi unanime, à une minuscule exception près, traduit bien le niveau de la colère qui s’exprime en salle des profs, mais aussi au sein de très nombreux corps de l’éducation nationale. Si la polémique autour des vacances de notre ministre à Ibiza est sans intérêt, elle montre malgré tout un état d’esprit et la non prise en compte des agents ; les difficultés engendrées par un protocole inapplicable, envoyé très tardivement, et qui a d’ores et déjà changé plusieurs fois, ont, elles, été bien réelles au sein de nos établissements.

Lire la déclaration complète du SNUEP-FSU versailles ici.

CTMEN du 26 janvier 2022. Déclaration liminaire de la FSU

Après deux ans de crise sanitaire, ce CTMEN se tient dans un moment qui, s’il continue d’être dégradé par l’épidémie de la Covid-19, affiche des caractéristiques inédites ! L’inédit c’est l’évolution du gouvernement qui commence seulement à être enfin disponible pour des échanges sérieux sur les problèmes posés par l’épidémie pour le système éducatif.
C’est, pour la FSU, le résultat concret de la mobilisation massive des personnels qui s’est engagée le 13 janvier dernier et qui doit se poursuivre.
Depuis 20 mois, les organisations syndicales, dont la FSU, portent leurs exigences pour une École sécurisée sous Covid.
Depuis 20 mois, nous dénonçons la légèreté avec laquelle ce dossier est traité par le ministre. Nous avons demandé des équipements, une méthode de travail claire et lisible, de la concertation avec tous les acteurs du dossier et à chaque fois, Jean-Michel Blanquer a préféré répondre par des opérations de communication, le faisant passer pour le champion des écoles ouvertes, alors que nous n’avons jamais voulu les fermer ! Faut-il rappeler ici que si les écoles et les établissements
scolaires sont restés ouverts, c’est grâce, d’abord, aux personnels qui tiennent à bout de bras, seuls, le service public d’Éducation. Il a donc fallu 20 mois et une grève inédite pour que les lignes bougent. Des changements ont été promis sur la méthode. Nous jugerons sur les actes. Les quelques avancées annoncées doivent rapidement se concrétiser, il y a urgence !

Lire la déclaration complète de la FSU au CTMEN du 26 janvier ici.

DECLARATION FSU AU CSE du 20/01/2022

Ce CSE se déroule à nouveau dans un contexte sanitaire très compliqué. Le système éducatif subit la 5ème vague du COVID de plein fouet, et les personnels de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur sont mis à rude épreuve pour maintenir les établissements ouverts en mode très dégradé.

Le nombre de cas positifs et de classes fermées dans le pré-bac n’arrête pas d’augmenter et ceci malgré les allègements successifs des protocoles. Les personnels sont excédés par la multiplication de ceux-ci, et par le manque de communication et de considération de la part du ministre Jean-Michel Blanquer.

Rien ou presque n’a été fait pour améliorer la sécurité sanitaire sur les campus. L’enseignement en « distanciel », mode dégradé d’enseignement revient dans certains établissements. Pour tenter de masquer son incurie, le ministère de l’Enseignement supérieur prétend que les capteurs de CO2 ne sont pas si efficaces que cela… sans proposer de solution crédible ! Il s’est davantage préoccupé de s’immiscer dans les débats scientifiques, pour mieux les falsifier, que de traiter les véritables urgences.

Si nous partageons la volonté de maintenir les Écoles, collèges, lycées et universités ouverts, nous avons aussi toujours dit que cela devait se faire avec des moyens renforcés pour garantir à la fois la sécurité des élèves, des étudiant-es et des personnels tout en maintenant une qualité de service public d’éducation pour l’ensemble des usagers.

Après deux années de pandémie et de gestion chaotique par les ministres Blanquer et Vidal, les personnels sont fatigués, leur santé physique et psychique sont mises à rude épreuve et le système éducatif est abîmé … il faudra plus que de beaux discours pour réparer les dégâts. C’est bien pour demander des moyens supplémentaires de protection et pour permettre à l’École de fonctionner correctement que les personnels, exaspérés par la situation actuelle, se sont mis massivement en grève le 13 janvier dernier et continue d’être mobilisés aujourd’hui.

Cette mobilisation, inédite par son ampleur, a obligé le gouvernement à réagir. Si un début de réponse aux attentes des personnels a été donné par le 1er ministre, nous sommes encore loin du compte.

La FSU sera vigilante quant au suivi des annonces notamment en ce qui concerne les moyens octroyés pour permettre d’améliorer rapidement la situation. Au-delà de ces annonces, elle rappelle son exigence que soient créés tous les postes nécessaires pour assurer les remplacements et que les écoles, établissements du secondaire et universités soient dotés en matériel de protection en nombre suffisant, bien au-delà des volumes annoncés et y compris pour les élèves et étudiant-es.

Les ministères n’ont toujours pas pris la pleine mesure de la situation dans laquelle sont nos Écoles, établissements scolaires et universités. La FSU demande que les épreuves de spécialités de mars soient reportées et organisées plus tard sur la base des programmes prévus pour des épreuves en mars. Elle demande aussi que soient annulées les évaluations de mi-CP et que des discussions soient rapidement ouvertes pour adapter à nouveau la durée des PFMP et les épreuves aux examens dans la voie professionnelle.

Concernant les PFMP, la FSU s’interroge encore sur l’objectif poursuivi par le ministère quant aux discussions ouvertes sur leur évolution pédagogique ; où en est-on du calendrier et du contenu de ces discussions ? Elle rappelle son attachement aux équilibres trouvés lors de l’écriture de la circulaire de 2016 et à l’application stricte du statut des PLP.

La FSU dénonce les dernières annonces du candidat-président Macron relatives à l’enseignement supérieur qui préparent une forte augmentation des frais d’inscription. Ces annonces font peser de lourdes menaces sur l’avenir du post-bac et de l’Université. La tentative de la ministre Frédérique Vidal pour éteindre l’incendie n’a pas rassuré. La FSU rappelle la nécessité d’offrir un accès gratuit à l’enseignement post-bac et universitaire.

Concernant les textes à l’ordre du jour, le texte 4 relatif à la prise en compte du Service National Universel dans le décompte des PFMP a été retiré de l’ordre du jour. Ce texte va-t-il faire l’objet de nouvelles discussions ou le projet du ministère est-il abandonné ?

Quant au point 9 relatif à l’instance départementale chargée de la prévention de l’évitement scolaire, la FSU s’interroge sur le fonctionnement et les finalités de cette nouvelle instance. Elle s’interroge aussi sur l’absence de représentant-es des services de l’aide sociale à l’enfance. Par ailleurs, la FSU  rappelle que, pour elle, c’est bien à l’Éducation nationale de mettre en œuvre les moyens pour vérifier que l’obligation scolaire est respectée par toutes et tous ; cela doit passer par une réelle politique volontariste d’accueil de tous les enfants avec un renforcement des moyens alloués concernant la prévention, l’accueil et le contrôle.

Le point 35 de l’ordre du jour, sur le versement de la taxe d’apprentissage, nous permet de rappeler que nous sommes contre la réforme en cours qui va diminuer la part allouée aux formations technologiques et professionnelles sous statut scolaire et mettre en difficulté budgétaire ces EPLE.

Pour conclure, la FSU rappelle qu’un investissement supplémentaire et substantiel dans la durée est nécessaire pour renforcer rapidement le système éducatif et lui permettre d’assumer l’ensemble de ses missions au service de la réussite de tous les élèves et étudiant-es. Cela passe nécessairement par la reconnaissance matérielle et morale des métiers de l’Éducation. C’est pour cela qu’elle a appelé les personnels à rester mobilisés, à poursuivre et à amplifier la mobilisation sous toutes ses formes cette semaine.

D’ores et déjà, elle appelle les personnels à se mettre en grève le 27 janvier dans le cadre de l’appel interprofessionnel, aux côtés des salarié-es du privé et des autres agent-es du public, pour obtenir un collectif budgétaire afin de répondre aux revendications des AED et AESH en première ligne face à la crise sanitaire et sa gestion catastrophique, de permettre des recrutements massifs et de réduire les effectifs dans les classes, d’augmenter les salaires des personnels, au-delà des annonces du Grenelle de l’Éducation, dans le cadre du dégel du point d’indice et des augmentations indiciaires.