Pour une neutralisation de la note de chef-d’œuvre en CAP

Malgré la crise sanitaire qui impacte considérablement la formation des élèves, le ministre de l’éducation nationale persiste à vouloir maintenir toutes les mesures de sa «transformation de la voie professionnelle». Ainsi, un de ses dispositifs emblématiques, le «chef-d’œuvre», pèsera lourdement sur la certification des élèves et des apprentis dès la session 2021, alors que la mise en œuvre de ce dispositif a été très chaotique.De nombreuses raisons devraient pourtant inciter le ministre à la plus grande prudence.

Dans la voie scolaire notamment, la note obtenue au chef-d’œuvre est composée à 50 % de contrôle continu et à 50 % d’un oral devant un jury. Les textes définissant ces modalités d’examen sont parus au BOEN en 2020 alors que la première année de formation était assez largement entamée. Sur cette même première année, le premier confinement est intervenu mi-mars, obérant toute possibilité de poursuivre les «enseignements» autour du chef-d’œuvre. La possibilité de tenir compte du contrôle continu sur cette période paraît donc bien incongrue.

Lire le communiqué commun SNUEP-FSU/SNPI-FSU du 15/04/2021.

L’intersyndical voie professionnelle écrit au ministre.

L’intersyndicale de la voie professionnelle exige de la considération et des moyens pour cette voie de formation sous statut scolaire Comme toujours,nous avons appris par les médias,et en même temps que le reste de la population, la décision de fermeture des établissements scolaires le 31 mars. Cette annonce,symbole de l’impréparation dont fait preuve le ministère depuis le début de la crise sanitaire impacte très lourdement,une fois encore, les lycéennes et lycéens professionnels et les personnels. La voie professionnelle,une voie toujours plus reléguée. En effet, ce troisième confinement conjugué au réaménagement des vacances scolaires de printemps percute les CCF, les PFMP et l’organisation des établissements. Déjà maintes fois repoussées, les certifications des PFMP doivent dorénavant faire l’objet de précisions réglementaires urgentes dans toutes les filières.Le nombre de CCF obligatoire doit aussi être revu afin de permettre aux enseignant·es et aux élèves une fin d’année la moins compliquée possible.De plus, les épreuves ponctuelles du Bac Pro 3 ans restent encore programmées quasi en l’état!

Des sujets aux choix doivent être envisagés afin de ne pas pénaliser les élèves.Votre posture a conduit les élèves de la voie pro et les PLP dans des difficultés grandissantes. Pourtant nos organisations syndicales n’ont eu de cesse de vous alerter et de vous faire des propositions qui auraient permis d’éviter l’anxiété et la pagaille que nous vivons aujourd’hui.

Lire le le courrier de l’intersyndicale VP du 15/04/2021.

Personnels et parents d’élèves demandent des garanties pour la reprise

Une large intersyndicale de l’éducation et la FCPE appellent à signer une pétition https://la-petition.fr/reprise-le-26-agir-rapidement demandant des garanties pour la reprise à partir du 26 avril.En une journée, cette pétition a déjà recueilli 20 000 signatures. A cette heure, le ministère n’a pas encore prévu de réunion, ni avec les parents ni avec les organisations syndicales. Le temps de fermeture des lieux scolaires doit pourtant être un temps utile,c’est maintenant que les conditions de la reprise se jouent, et c’est sur la base des propositions que ont les organisations représentatives que doivent se mener les discussions. Nous appelons le ministère à prendre en compte le message envoyé par les signataires de la pétition et à programmer rapidement des réunions de travail pour réussir la reprise.

Lire le communiqué intersyndical et associatif du 14/04/2021.

Contre la précarité, contre les PIAL :Des milliers AESH mobilisé-es partout le 8 avril .

Nous nous félicitons de la mobilisation des AESH ce jeudi 8 avril pour un vrai statut, une hausse des salaires, pour l’abandon des PIAL. Malgré les conditions sanitaires exceptionnelles, des milliers de personnels se sont rassemblés partout en France. Ils ont manifesté leur colère face au mépris du ministre qui refuse de répondre à leurs revendications, qui les maintient dans la précarité et qui, par conséquent,maltraite les élèves comme les personnels.

Lire le communiqué intersyndical complet suite à la mobilisation du 08/04/2021 ici.

Déclaration FSU au CSE du 9 avril 2021

Ce qui devait arriver, arriva ! Nous voilà au 3ème confinement et contrairement à ce qu’il avait laissé entendre, le gouvernement a décidé de refermer les écoles, collèges et lycées et d’un alignement forcé des vacances pour l’ensemble des écolier.e.s. S’enfermant dans le déni des difficultés concrètes que pose la crise sanitaire dans les écoles, le ministère de l’Education nationale porte une lourde responsabilité dans cette situation. Il aurait été possible de faire autrement comme n’a cessé de le réclamer la FSU.
J.M. Blanquer a prétendu que les protocoles étaient suffisants là où tout indiquait que depuis plusieurs semaines les cas de COVID-19 se multipliaient dangereusement dans les établissements scolaires. La politique de tests, trop limitée, a été défaillante et rien n’a été fait pour améliorer le bâti, en particulier les possibilités d’aération.

Lire la déclaration de la FSU du 09/04/2021 complète ici.

CTMEN du 7 avril 2021 Déclaration liminaire de la FSU

Une semaine après l’allocution du Président de la République, en dépit de ses satisfecit répétés tout au long de ces derniers mois, la réalité est qu’il s’est trompé: au cours des dernières semaines, il a pris seul les décisions, fondant la politique sanitaire du pays sur des paris, méprisant l’alerte des scientifiques comme le débat démocratique, et s’est enfoncé dans un jusqu’au-boutisme dont toute la population paie maintenant le prix lourd.

La FSU s’inquiète des conséquences dramatiques de cette gestion incohérente et de ce reconfinement qui exposent une partie de la population à une grande précarité et va engendrer aussi son lot de souffrances sur le plan psychologique. Elle s’inquiète particulièrement pour les élèves les plus fragiles.

Le ministre de l’Éducation nationale s’enfermant dans le déni des difficultés concrètes que pose la crise sanitaire dans les écoles et les établissements, a réduit l’ensemble des problèmes posés à une question binaire: ouverture ou fermeture des lieux scolaires. Il porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

Lire la déclaration liminaire de la FSU lors du CTMEN du 7 avril 2021.

LA STRATÉGIE BLANQUER: UN NAUFRAGE ANNONCÉ

L’annonce de la fermeture des établissements scolaires et de la modification du calendrier des vacances scolaires par le Président de la République est un nouveau désaveu fort du ministre Blanquer. Alors que le SNUEP-FSU,avec les personnels,exigeait des mesures strictes de protection sanitaire afin de maintenir les lycées ouverts, ce dernier s’obstinait à réduire le débat à sa vision manichéenne ouverture/fermeture –taclant au passage ses homologues européens.

Le ministre porte donc la lourde responsabilité de cette nouvelle situation aucunement anticipée qui, une fois de plus, va imposer aux enseignant·es une réorganisation pédagogique dans l’urgence.

Lire le communiqué complet de du SNUEP-FSU du 31 mars 2021.

Allocution d’Emmanuel Macron: constat d’échec

Le Président de la République a annoncé une nouvelle étape dans les mesures sanitaires, pour freiner l’épidémie avec notamment l’avancée et le dézonage des congés scolaires associé à un passage en distanciel des enseignements.

Il y est acculé aujourd’hui parce qu’en dépit de ses satisfecit répétés, il s’est trompé: au cours des dernières semaines, il a pris seul les décisions, méprisant l’alerte des scientifiques comme le débat démocratique, et s’est enfoncé dans un jusqu’au-boutisme dont toute la population paie maintenant le prix lourd.

Lire le communiqué complet, suite à l’allocution du président de la république, de la FSU du 31 mars 2021.

Encore plus déterminé à défendre et promouvoir l’enseignement professionnel public

Les 25 et 26 mars, c’est dans un contexte particulier que le SNUEP-FSU a tenu une première partie de son 7econgrès national. La situation sanitaire a nécessité l’organisation des premiers débats par visioconférence. Le renouvellement démocratique des instances a ainsi pu s’effectuer. Un second temps est prévu à la fin du mois de juin pour fixer les mandats du syndicat.

Devant l’absence de réelles mesures de protection pour les personnels et les élèves malgré un contexte sanitaire qui se dégrade encore, les congressistes dénoncent la gestion erratique de la crise sanitaire dans l’Éducation nationale et appellent les personnels à signer massivement la pétition pour l’accès au vaccin des personnels de l’Éducation nationale.

Lire le communiqué complet de sortie de congrès du SNUEP-FSU du 29 mars 2021.

Epidémie: l’école sous tension

JM Blanquer a réuni aujourd’hui les organisations syndicales pour faire un point sur la situation sanitaire puis a présenté les mesures lors d’un point presse.Au cours de la réunion, la FSU a alerté sur une situation critique et qui se dégrade dans les écoles et établissements scolaires, résultat du manque d’anticipation et d’absence de décisions fortes. La FSU a en particulier insisté sur la nécessité de prendre de manière beaucoup plus systématique des décisions de fermetures de classes et écoles quand la situation le rendait nécessaire. L’accueil des élèves dans les classes lorsque les enseignant-es ne sont pas remplacé-es induit un brassage d’élèves totalement contraire aux préconisations sanitaires. L’annonce, lors de la conférence de presse, de la fermeture de classes dès le premier cas de covid dans les 19 départements dits “confinés” va dans le bon sens. Mais le recrutement annoncé de personnels supplémentaires sera-t-il suivi d’effets ?

Lire le communiqué complet de la FSU du 26 mars 2021.

Académie de Versailles